• Manifestations scientifiques,

Journée d'études - André Beucler par voie d'affiche : littérature, cinéma, radio, publicité

Publié le 3 novembre 2016 Mis à jour le 18 novembre 2016
Date(s)

du 18 novembre 2016 au 19 novembre 2016

Vendredi 18 novembre : 11h-16h
Samedi 19 novembre : 9h30-12h30
Lieu(x)
Université Université Paris Nanterre
Salle des conférences – Bât. B
Présentation

Entré en littérature par la grande porte des éditions Gallimard, André  Beucler s’impose avec La Ville anonyme (1925), Le Pays neuf et La Belle de banlieue (1927), Le Mauvais Sort (1928), comme l’un des talents les plus prometteurs de sa  génération. Ses personnages dominés jusqu’à la dérive par l’attrait de l’errance, le gout de l’insolite et la fascination de la perte, en font un écrivain en phase avec la modernitéromanesque des années vingt. Pourtant, quand paraît en 1939 son roman à clé, La Fleur qui chante, Beucler n’est déjà plus le « grand romancier de demain » pressenti dix ans plus tôt par André Rousseaux.
 
Dès le début des années trente, son nom côtoie celui des stars de l’époque sur les  affiches des films auxquels il participe en tant que scénariste, dialoguiste ou  coréalisateur, tandis que dans les colonnes de Marianne il se fait connaître comme grand reporter. Au lendemain de la seconde guerre, il se tourne vers la radio aux côtés de Paul Gilson et Albert Riéra… Son nom s’est effacé de l’affiche littéraire, lorsqu’il signe Les Instants de Giraudoux (1948) et Vingt ans avec Léon-Paul Fargue (1952). Bien que renouant sporadiquement avec le roman (Le Carnet de vengeance en 52, Ténébrus en 68) dans une veine différente de sa première manière, il est resté pour l’histoire littéraire un passeur considérable qui, à la gloire en solitaire, a préféré la notoriété « composite ».

On s’interrogera sur la manière paradoxale et ambiguë qu’André Beucler a eu de décliner l’affiche : d’en sonder le recto et le verso, d’en occuper le haut comme le bas, de la partager ou de s’y dérober, pour y revenir à l’occasion de ces deux journées d’études, les premières que l’université lui consacre.


Programme

  • Vendredi 18 novembre

• 11h – Ouverture par Myriam Boucharenc et Bruno Curatolo

La stratégie littéraire


Modératrice : Laurence Campa

• 11h 15 – Yvon Houssais (Université de Franche-Comté) – André Beucler à l’affiche

• 11h 45 – Pierre Loubier (Université de Poitiers) – Beucler et Fargue, stratégies et stratagèmes

• 12h 15 – Bruno Curatolo (Université de Franche-Comté) – Le titre comme mode d’affichage

• 12h 45 – Discussion

Son et image

Modératrice : Anne Struve-Debeaux

• 14h 30 – François Ouellet (Université du Québec à Chicoutimi) – Entre l’être et le paraître. L’effet de texte cinématographique dans La Fleur qui chante

• 15h – Julien Gabet (ENS-Ulm) – Sous le jour propre au rêve : l’art de radio d’André Beucler

• 15h 30 – Discussion

Pause

• 16h00 – Projection de Gueule d’amour de Jean Grémillon (1937), adapté du roman d’André Beucler. Le film est présenté par Roland Beucler et suivi d’un débat sur l’adaptation du roman à l’écran.

  • Samedi 19 novembre

Publicité

Modératrice : Laurence Guellec

• 9h 30 – Anne Reverseau (Université de Louvain/KU Leuven/ANR LittéPub) – Le plus bel album que l’on puisse rêver : André Beucler et l’univers visuel des prospectus

• 10 h – Catherine Helbert (Université Paris IV-Sorbonne) – Les écrivains et la publicité dans les revues : l’exemple de Marianne

• 10h 30 – Myriam Boucharenc (Université Université Paris Nanterre/ANR LittéPub) – Postures et impostures de la publicité

• 11h – Discussion et pause

Propagande

Modérateur : Pierre Hyppolite

• 11h 30 – Geneviève Chevrolat (Université de Franche-Comté) – Dans « la patrie de l’affiche », André Beucler au pays des soviets

• 12 h 00 – Atinati Mamatsashvili Kobakhidze (Université Paris IV-Sorbonne) – André Beucler : la fabrication d’une contre-affiche à l’idéologie nazie et à l’antisémitisme

• 12 h 30 : discussion et clôture des journées
Partenaires :

Mis à jour le 18 novembre 2016